Quelques écrits.. Ecrits justement à temps perdu.. Ecrits pour un moment... Ne pas oublier de dire ce que vous en pensez.. Les critiques sont les meilleurs choses...
Dure de mettre tout ça en place.. Des lignes sautées pour des textes mis, tant bien que mal, en place.. Impossible de créer un article pour un texte..
Arthur
Arthur, cet être mystérieux...
Courant d'un bout à l'autre de la rue..
Ne prenant pas la peine de finir ses phrases..
Lui offrir un verre ne servirait pas,
Il l'attaque mais ne prend pas la peine de le finir..
Pressé par cette ville et ce temps..
Qui passe..
Qui passe..
Et qui passe...
Musicien, auteur à temps perdu..
Autant dire que c'est assez rare..
Pas le temps pour les loisirs,
La vie quotidienne l'occupe déjà tellement..
Il a tout à faire..
Aucune compagne ne lui satisfait..
Trop laide,
Trop peu intelligente,
Trop raide,
Trop sale,
Trop impropre à sa petite personne qu'il croit parfaite..
Lui expliquer n'est pas une chose à faire..
Il sait déjà tout..
Tout lui est du,
Tout lui est rendu..
Être se croyant supérieur à la normale,
Il vit ses jours seul..
Passe ses nuits en compagnie de jeunes filles..
Mais une seule nuit !
Pourtant, cela, personne ne le sait..
Nuire à sa réputation ?
Ca, jamais !
Il est parfait..
Ebauches
A quoi bon ?
Ceci ?
Cela ?
Ca ?
Ces ébauches sur un bout de papier,
Choses écrites sur des brouillons,
Pensées inutiles résultant d'un moment..
Ecrit dans la marge, en haut d'une copie..
Ou, sur une main.
Oh ! Encore un bout de papier ici..
Tiens c'est étrange..
A quoi bon ?!
On écrit pour être lu,
On ne lit pas pour écrire...
Ah bon ?!
Ecrire pour être lu ?!
Mais moi, oui, moi..
Je ne veux pas être lue...
Mes mots résonnent dans ma tête.
Et doivent se poser ici ou là..
Car sinon, ça éclate !
Mais après,
Oui, après..
Plus de mot, du vide...
A quoi bon ?!
Ah oui, je vois..
Mes mots se sont enfin écrits..
Et..
Plus rien...
Bulle
Ca éclate comme une bulle,
Un petit coup de doigt et puis, plop,
Ca éclate..
C'est beau, évidemment..
On commence à regarder.
Puis, nos yeux ne s'en détournent plus.
Un simple coup d'oeil suffit..
On en est comme accro..
Gare à ne pas le toucher !
Ou ça va éclater..
Des foules pourraient s'entasser..
Devant cette oeuvre,
Splendide à leurs yeux..
Mais, tellement laide pour d'autres..
Je dois avouer,
Je suis tombée sous son charme..
Je ne sais plus ce que c'est,
Et, je m'en mords les doigts !
Non que ce soit grave,
Mais c'est embêtant,
Avouez-le !
Je sais que c'est embêtant..
Je le sais..
Je m'en veux..
Je vais y réfléchir !
Audito
Dans cette salle,
Avec ces treize musiciens.
Un flûtiste,
Cinq violonistes,
Un clarinettiste,
Un saxophoniste,
Un contrebassiste,
Un violoncelliste,
Et deux guitaristes..
Je me sentais bien..
Ca faisait un moment que ça n'était pas arrivé..
Cette musique m'attirait..
Assise sur la banquette bleue de l'auditorium,
Je voulais la suivre..
Je ne pouvais pas,
Je ne pouvais pas bouger..
Je devais rester là..
Je me rappelle de ces mots..
"Ne bouge surtout pas, tu vas les déconcentrer.."
J'en avais pourtant très envie..
Elle m'attirait..
Vraiment..
Je voulais danser sur cet air.
Tourner,
Valser,
Danser..
Avec ce beau guitariste..
Il était occupé.
Il n'avait même pas du remarquer que j'étais rentrée..
Moi, je l'avais bien remarqué..
Mes yeux avait du mal à s'en détourner..
"On reprend au chiffre sept..."
Cette voix, je la connaissais..
C'était celle de ma professeur de chant..
Heureuse de m'avoir pour les regarder..
Moi, j'attendais..
Mon envie de danser ne m'était toujours pas passer...
Et cette musique !
Ne me lâchait toujours pas..
C'est embêtant...
J'écoutais..
Je regardais ce beau guitariste.
Il n'avait toujours pas dû me remarquer..
C'est dommage..
Plus que dix minutes de cours..
Je n'avais pas vu le temps passé..
Je devais partir..
C'était la fin,
Remerciement au chef d'orchestre et aux musiciens..
Salutations messieurs..
Applaudissements de quelques personnes qui étaient là..
Avec moi..
Je ne les avais pas vu rentrés..
Je ne voyais vraiment que ce beau guitariste..
C'es était trop !
Je me levais..
Mettais ma timidité de côté..
Et partais le voir..
Plus qu'une marche..
"Je reviendrai la semaine prochaine vous voir, monsieur. Vous jouez tellement bien.."
"Merci.. A la semaine prochaine.. Arrivée en avance mademoisselle..."
A la semaine prochaine...
En effet..
Marcher
Je marche souvent seule..
Sous la pluie..
Sous la neige..
Sous le soleil..
Que le temps me fasse grise-mine ou pas..
Peu m'importe !
Regarder ces gens me fait sourire..
Moi, je suis portée par cette musique..
Eux, ils marchent,
Pressés !
"Excusez-moi monsieur, est-ce que.."
"Non, désolé ! "
Savez vous quoi au moins ?
Voyons monsieur,
La vie n'est qu'un jeu..
Une étape vers votre prochaine vie !
Ne croyez vous pas..
Qu'il faut que vous preniez votre temps.. ?!
"Pour quoi faire.. ? "
J'entends déjà cette phrase m'être rétorquée..
Si moi, je prends le temps,
Le temps de leur expliquer..
Eux, prendront-ils le temps de m'écouter.. ?
Va savoir !
Nous sommes dans un cercle vicieux..
Ils ne prennent pas le temps de m'écouter..
Je ne prends pas le temps de leur expliquer..
Je ne le prends pas, ils ne le prendraient pas..
Alors, à quoi bon.. ?
Ces gens m'écoeurent,
Et me donnent envie de partir..
Mais, je le sais, ailleurs, c'est la même chose..
Saxophone
S'il suffissait d'avoir eu une enfance malheureuse pour tuer des gens,
Bien des gens seraient morts..
Ah ! Je vois ! C'est parce que c'est un héros...
Je voudrais être une héroïne...
Je pourrai tuer !
Ah ! Mais non, suis-je bête !
Mon enfance n'a pas été malheureuse,
Et le crime ne me plaît pas..
Plutôt une musique,
Pas besoin d'être un héros pour jouer de la musique ?
Ah ! Si j'avais su !
J'aurai pu devenir musicienne !
Jouer du saxophone dans un bar...
Commencer avec les pour-boire..
Jouer dans la rue..
Mon chapeau se remplirait de sous et de cigarettes...
Jouer dans un cabaret..
Devant une foule émerveillée..
Qui en demanderait encore et encore..
Toujours plus !!
Quelle aubaine.. !!
Finir sur une banquette...
D'un bar, évidemment...
Après mon concert, le mien..
Ecouter ces gens me félicitant, me remerciant..
Un verre de vin et une cigarette à la main..
Entourée d'amis..
...
Elle me regardait,
Et, je la regardais.
On était toutes les deux,
Assises, sur un banc..
La cigarette passant de mains en mains,
Et, l'odeur restait collée aux vêtements.
Nous ne rentrions pas chez nous ce soir,
On avait une fête de prévue..
C'est vrai, il n'était que 17heures,
Mais..
Il fallait qu'on se retrouve toutes les "deux"..
Seules..
Non pas pour parler..
Car, à cet instant même..
On était loin de parler.
On fumait..
Ceci dit,
Pas besoin de parler..
Nous nous comprenions comme ça..
Je ne sais plus combien de temps ça faisait que nous étions sur ce banc..
Mais ça ne devait pas faire très longtemps..
Il faisait encore jour,
Et la nuit tombée vers 18h30,
En hiver.
On restait..
Je savais que nous allions bientôt nous lever..
Mais pas encore.
Aucune de nous deux n'en avait envie.
Puis, on était bien là.
Toutes les "deux"..
On continuait à se regarder..
Machinalement..
Elle sortait une cigarette,
En même temps que moi..
Nous rigolions..
Ne parlions toujours pas..
Je n'avais pas de feu.
Elle m'allumait la mienne, puis,
La sienne..
Un sourire s'affichait sur mes lèvres,
Sur les siennes aussi..
La nuit était tombée,
Depuis je ne sais combien de temps,
Et l'on commençait à avoir frois..
"On y va ? " dit-elle
"Oui, j'y pensais.." répondis-je..
Du Faux
C'est du faux.
Des chaussures,
Aux cheveux,
En passant,
Par les habits,
Les bijous,
Le nez,
Et même les seins !
C'est du faux.
Du tok,
Du syliconné.
Du FAUX !
Je l'ai déjà dit,
Je me répète.
Du faux.
Ces gens superficiels,
Victime,
D'une société de consommation..
Mes textes
Et ainsi de suite..
En avant pour un autre tour..
Fini ou pas fini,
Peu nous importe..
De toute façon,
C'est selon ce que je veux..
C'est moi qui ai le stylo dans les mains..
Ce n'est pas vous.
Regardez.
Mes textes, vous ne les toucherez pas,
Qu'ils vous plaisent..
.. Ou non.
Les corrigez, oui,
Les rectifiez, oui,
Les changez, non.
Si je les ai écrit,
C'est pour m'exprimer..
Je ne peux pas faire autrement..
Un cahier, un stylo..
Et c'est parti..
Bien à vous..
Chères personnes..
Hé ! ...
J'imaginais autre chose,
Que vous passeriez..
Par là,
Par ici,
Ou bien encore par là..
Vous voyez je le pensais vraiment..
Mais je ne peux pas vous en vouloir..
Vous voyagez,
Vous bougez..
Nous aurions pû nous croiser,
Une dernière fois monsieur...
Cela est trop tard..
Vous êtes partis..
Ca fait une jolie étoile, en plus, qui brille dans le ciel..
Merci..
Sache que je te rejoindrai..
Tôt ou tard...
Tu me manques déjà..
Je boirai un verre à ta santé..
Je sourierai,
Mais...
Laisse-moi deux ou trois jours de répis..
Merci encore,
A ta joie de vivre !
"J'ai perdu un ami, man, perdu un ami ! ..."
Je t'aurai bien donné un peu d'ma vie..
J'ai pas pu...
Textes à trous
Textes à trous..
Trous dans les textes..
Passages coupés,
Passages rayés,
Passages déchirés..
Tirés d'un roman,
Tirés d'un cerveau,
Tirés d'une chanson..
Signés ou délaissés..
Ecrit comme ça,
Ecrit pour le besoin..
Boris Vian est mon auteur,
Flaubert est mon horreur...
Hugo est un auteur,
Stendhal est une horreur..
Ecrits perdus dans des masses..
Noyés dans un océan d'écrits...
Sonnant faux,
Sonnant justes,
Tantot l'un, tantot l'autre..
Ah ! mais à quoi servent-ils donc.. ?
A rien...
Tik, tak, tok
Le tik tak,
Et la tak tik.
Le tok toque,
Et le toque troque.
Le tik s'impose,
Et le tak frappe.
Quant au tok, il cogne,
Puis le toque, il fâche.
Brouille les mariages,
Et reviens faire tok,
Encore.
Pendant ce temps-là,
Le tik tak passe,
Et la tak tik ne marche pas.
Pour que le toque,
Soit pardonné,
Le tok va devoir toquer longtemps.
Le toque ne devra plus être troqué.
Le tik se remplit de tics,
Et le tak joue à tactac.
Le tok toque toujours,
Et le toque a été jeté.
Quant le tok,
Ne toquera plus,
Le tik s'imposera,
Le tak frappera,
Le tok cognera moins,
Et le toque ne fâchera plus.
Tout es remis en place.
Le tik tak,
Et la tak tik.
Lo tok toque,
Et le toque troque.
Se rajoutent les cracs cracs,
Présents au bon tik tak,
Avec la bonne tak tik.
Sans tok pour déranger,
Et toque pour fâcher.
Pour et par
Pour et par,
Sept et cette..
Ces mots se ressemblant.
Parce que..
Pour veut par..
Pour suivre.
Pour ceci,
Pour cela..
Sur cette caisse..
Une vieille caisse,
Devant ces bonhommes,
Jouant de la vielle..
Tiens, vieille et vielle.
C'est pour cette..
Par sept vielles pour cette vieille caisse.
Pour ces sept chats.
Toujours sur cette vieille caisse,
Ecoutant,
Par on ne sait quel moyen.
Ces bonhommes jouant de la vielle.
J'observais
Il jouait avec le feu et moi j’observais.
Je regardais ces balles passaient.
J’observais.
Elles allaient vite.
Tournaient.
Dansaient.
S’enflammaient.
Il dansait sur cette musique et moi j’observais.
Je regardais ces jambes bougeaient.
J’observais.
Elles allaient vite.
Bougeaient.
Sautaient.
Se croisaient.
Il fumait cette cigarette et moi j’observais.
Je regardais la fumée passait.
J’observais.
Elle montait vite.
L’enfumait.
Volait.
M’enfumait.
Il étudiait sur ce cahier et moi j’observais.
Je regardais les pages tournées.
J’observais.
Il lisait vite.
Comprenait.
Me regardait.
Me gênait.
Il buvait ce verre et moi j’observais.
Je regardais le liquide descendre.
J’observais.
Il buvait trop vite.
Tournait.
Se rapprochait de moi.
Tombait.
Il jouait avec sa vie et moi j’observais.
Je regardais ce qu’il avait fait.
J’observais.
Je n’étais que spectatrice.
Depuis le début.
Il était trop tard.
J’étais là.
La drogue et l’alcool, sous ses faux airs sérieux…
Ca l’avait détruit.
Il était trop tard.
Encore une fois.